Ingénierie de la conservation : Principes et pratiques utilisés pour évaluer et traiter les structures patrimoniales

WS2– Dimanche et lundi 26 et 27 octobre

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 Ateliers : présentés simultanément en français et en anglais, ou présentés en anglais avec assistance bilingue au besoin

WS2–Ingénierie de la conservation : Principes et pratiques utilisés pour évaluer et traiter les structures patrimoniales Complet
8 h 00 – 16 h 30  Dimanche et lundi 26 et 27 octobre


Description
Les architectes et ingénieurs guidés par une philosophie de la préservation sont bien servis par les directeurs hiérarchiques grâce auxquels les projets évoluent efficacement en matière d’évaluation, de diagnostic et de rénovation, en dépit des problèmes éthiques et légaux (codes).

Pour atteindre une solide philosophie de la préservation des structures patrimoniales, il faut vérifier si les structures des bâtiments patrimoniaux sont adéquates tout en interprétant et en appliquant les codes et règlements pertinents. Au cours de cet atelier, nous couvrirons ce sujet en profondeur, et nous présenterons des méthodes permettant de concevoir et de mettre en œuvre la rénovation de structures.

Les animateurs établiront tout d’abord une langue commune entre architectes, ingénieurs et professionnels en présentant les questions d’ordre général liées à la préservation des structures :
• démarches philosophiques dont on se sert pour aborder les structures historiques;
• aperçu des systèmes structurels utilisés dans les bâtiments conventionnels et les édifices contemporains;
• aperçu des améliorations structurelles apportées aux bâtiments historiques;
• évaluation des exigences du code par rapport au rendement des structures existantes.

L’atelier prouvera ensuite qu’il est nécessaire de comprendre les éléments structurels existants; on y montrera comment établir une démarche diagnostique systématique et proposer des solutions adéquates.

Au cours de l’atelier, les discussions porteront sur :
• la thérapie et la surveillance à long terme (monitoring) des structures patrimoniales;
• les avantages d’analyser globalement les structures historiques avant d’intervenir;
• des exemples de rénovation réussis ou manqués;
• divers outils et méthodes analytiques;
• les répercussions découlant de l’introduction de technologies et de matériaux nouveaux dans les bâtiments existants.

L’atelier se terminera sur des questions de tectonique et de compatibilité des matériaux, rattachant la discussion au thème général de la conférence.

Des visites sur le terrain et des études de cas permettront d’expérimenter une pratique concrète, de discuter du matériel présenté et d’échanger avec les animateurs.

Objectifs d’apprentissage
À partir d’une série de présentations et de visites sur le terrain qui résument les occasions et les problèmes associés au traitement des structures patrimoniales, les participants pourront :

1. discuter des philosophies et des stratégies d’ingénierie concernant les structures patrimoniales des bâtiments conventionnels, hybrides ou contemporains;
2. distinguer les exigences qui s’appliquent aux concepts axés sur le rendement de celles qui s’appliquent aux concepts axés sur le code, compte tenu des nécessités légales, lorsqu’on traite des codes lors d’une démarche équilibrée fondée sur un jugement technique;
3. discuter des diagnostics structurels liés aux effets sur les éléments en se fondant sur l’aperçu des outils de diagnostic qui permettent d’évaluer les structures patrimoniales ainsi que les capacités structurelles existantes;
4. présenter des thérapies et des méthodologies de surveillance à long terme des structures patrimoniales à partir de discussions sur l’analyse en tant qu’outil, la création de maquettes et l’utilisation de simulations afin de tirer des conclusions pour mieux comprendre les tensions différentielles entre les cadres structurels, les murs ou revêtements et les finis intérieurs une fois déterminées les méthodes de rénovation;
5. discuter des problèmes de compatibilité des matériaux et des conséquences lorsqu’on utilise de nouveaux matériaux pour rénover et traiter des structures patrimoniales;
6. fournir des exemples d’examen ciblé de méthodes de rénovation des structures patrimoniales, et discuter en détail de l’évaluation des matériaux.

Détails
Langue : Jour 1 – en français et en anglais avec interprétation simultanée
Jour 2 – en français et en anglais avec interprétation simultanée
Coût : 550 $
Compétences requises : professionnels (ingénieurs, architectes, gestionnaires) de niveau intermédiaire, en milieu de carrière, intéressés au traitement et à la conservation de structures historiques
Le coût inclut les petits-déjeuners, les repas du midi et le matériel
Lieu : le Château Frontenac et sur le terrain
Transport : à pied
Code vestimentaire : décontracté (jeans); bons souliers de marche (pour les déplacements sur le terrain)
Équipement recommandé : carnet de note, appareil photo et exemples de travaux qui alimenteront la discussion en salle
Capacité : 30 personnes
Accès aux personnes handicapées : envoyez un courriel  l’APT pour obtenir plus de détails
Crédits en éducation permanente : 13 heures

Commandité par le comité technique de préservation de l’APT

Coordonnateurs
Timothy Crowe
John Cooke
John Dam

Animateurs
Donald Friedman
Stephen Kelley
Julie Maddox
Tom Morrison
Patrick Sparks
Justin M. Spivey
Shan Wo

Coordonnateurs

Timothy Crowe, RA, ing., est directeur associé de Wiss, Janney, Elstner Associates à Northbrook (Ill.), aux États-Unis. Architecte et ingénieur en structure agréé, il possède une vaste expérience de l’examen, de l’analyse et de la rénovation des systèmes en bois, en acier, en béton, en pierre et en maçonnerie présents dans les structures anciennes ou contemporaines. Il a contribué à de nombreuses publications techniques concernant l’évaluation et la rénovation des structures et systèmes utilisés dans les bâtiments. M. Crowe copréside actuellement le comité de préservation technique de l’APT et il est membre des comités de l’ASTM concernant les matériaux en bois.

John Cooke est devenu en 1992 partenaire de John G. Cooke & Associates à Nepean (Ont.), au Canada. Auparavant, il avait travaillé en Irlande, à Calgary et plus tard, à Toronto. Il possède une vaste expérience de la conservation des enveloppes de bâtiments historiques et de la rénovation patrimoniale. Il a reçu au cours de sa carrière de nombreux prix ainsi qu’une bourse de recherche (2008), et il a rempli des fonctions honorifiques parmi lesquelles la présidence de Construction Specifications Canada en 2006-2007. Il a été le seul ingénieur du secteur privé invité à réviser la seconde édition des Normes et lignes directrices pour la conservation des lieux patrimoniaux au Canada. En outre, il participe aux discussions sur la maçonnerie historique et les mortiers tenues par les comités techniques du Groupe CSA et du groupe de travail sur les mortiers du Conseil national de recherche du Canada. Reconnu à l’échelle internationale, M. Cook a présenté une conférence sur les mortiers historiques dans le cadre de la Réunion Internationale des Laboratoires et Experts des Matériaux, et il a participé à des forums organisés par l’International Construction Information Society. Il a récemment donné aux études supérieures, à l’Université Carleton à Ottawa, un cours sur la conservation de la maçonnerie historique. Fort de plus de 37 années d’expérience, M. Cooke a contribué à la conservation de plusieurs structures notables dont le Château Laurier, l’édifice Connaught et le bâtiment de la Monnaie royale canadienne à Ottawa; le Château Frontenac à Québec; et l’hôtel Royal York à Toronto. Actuellement directeur de projets de structures, il assure la réhabilitation de l’édifice de l’Ouest, sur la colline du Parlement à Ottawa.

John Dam, ing., MCAHP, LEED AP, partenaire et principal associé de John Dam & Associates à Victoria (C.-B.), au Canada, est spécialiste de l’évaluation et de la conservation des matériaux et des enveloppes de bâtiments historiques. Au cours de 15 dernières années, il a collaboré à de nombreux projets de conservation, principalement en Colombie-Britannique, avant d’obtenir une maîtrise en sciences dans le domaine de la conservation des structures historiques décernée par l’Université de Bath, en Angleterre. En plus de sa pratique de conseiller, il enseigne à l’Université de Victoria. Récemment, il y a donné un cours d’introduction aux matériaux patrimoniaux.

Animateurs
Donald Friedman, ing., président de Old Structures Engineering, PC, à New York, est un ingénieur professionnel qui possède plus de 25 ans d’expérience dans les domaines de l’examen, de l’analyse et de la restauration d’édifices emblématiques. Titulaire d’un baccalauréat en génie civil décerné par le Rensselaer Polytechnic Institute et d’une maîtrise en études historiques décernée par la New School for Social Research, M. Friedman est ingénieur agréé reconnu par le Structural Engineering Certification Board comme spécialiste en génie structurel. L’expérience de conception de M. Friedman inclut l’intégration de construction moderne dans des bâtiments existants dotés de systèmes structurels archaïques et désuets; la réparation et la restauration de structures d’acier, de maçonnerie, de fer, de bois et de béton; et l’examen de bâtiments historiques en vue de déterminer le type de structure et son état. En plus de ses projets professionnels, M. Friedman a enseigné l’ingénierie des bâtiments historiques dans le cadre du programme de conservation des bâtiments du Rensselaer Polytechnic Institute. Il a également tenu une série de conférences sur des sujets tels que l’analyse structurelle des façades en maçonnerie, la fourniture de nouveaux supports structurels destinés aux façades en terre cuite et l’échec des formes structurelles désuètes. Il est l’auteur d’After 9-11: An Engineer’s Work at the World Trade Center, de Historical Building Construction et de The Investigation of Buildings, et le coauteur de Building the Empire State et de The Design of Renovations.

Stephen Kelley, AIA, ing., est l’un des directeurs de Wiss, Janney, Elstner Associates à Chicago (Ill.), aux États-Unis. Spécialiste de l’examen et de la restauration de bâtiments et de monuments historiques aux États‑Unis, en Europe, en Asie et en Afrique, il possède une vaste expérience dans les secteurs des gratte-ciel, des églises, des édifices gouvernementaux, des systèmes de maçonnerie ainsi que des murs-rideaux et des fenêtres. M. Kelley a été professeur adjoint à la School of the Art Institute de 2006 à 2011, où il a conçu et donné un cours sur les diagnostics en matière de construction dans le cadre du programme d’études supérieures en préservation historique. Il a tenu maintes conférences sur divers aspects techniques de la préservation, signé plus de 30 articles de revues et dirigé trois ouvrages sur le sujet.  Il est président du Scientific Committee on the Analysis and Restoration of Structures of Architectural Heritage (ISCARSAH), au sein duquel il a publié comme coauteur ISCARSAH Principles. Il est aussi membre de l’APT et de l’ICOMOS.

Julie Maddox, ing., LEED AP, est ingénieure principale chez Murray Engineering à New York, où elle se consacre à l’évaluation et au renforcement des bâtiments existants. Titulaire d’un baccalauréat en architecture et d’un autre en génie architectural de l’Université du Kansas, elle a également suivi le programme de préservation historique de l’Université Columbia. Mme Maddox a travaillé comme ingénieure en structure chez Robert Silman Associates jusqu’en 2012, au moment où elle a reçu une bourse Erasmus Mundus lui permettant de poursuivre une maîtrise avancée en analyse structurelle des monuments et constructions historiques en Europe. En 2013, elle s’est jointe à l’équipe de  Murray Engineering, avec qui elle collabore au design structurel et à des projets de préservation réalisés un peu partout dans la ville de New York. Elle demeure très engagée auprès de l’APT et du Preservation Alumni Board de l’Université Columbia.

Tom Morrison, ing., PhD, est ingénieur et directeur de Heritage Standing à Fredericton (N.‑B.), au Canada. Il est titulaire d’une maîtrise en analyse structurelle des monuments et des constructions historiques et d’un doctorat qui lui a permis d’examiner l’évaluation sismique et la réhabilitation de structures existantes. Parmi ses fonctions précédentes, il a été consultant dans le secteur privé et travaillé à la direction de la conservation du patrimoine du ministère des Travaux publics. À titre de directeur d’Heritage Standing, il examine un éventail de typologies structurelles, s’attachant aux bâtiments historiques et prenant plaisir à résoudre les divers problèmes techniques qui surviennent.

Patrick Sparks, ing., est président de Sparks Engineering à Round Rock (Texas), aux États-Unis, firme de consultants spécialisée dans l’examen et la réparation de structures existantes. Diplômé de la Texas A&M University et du Georgia Institute of Technology, il est membre professionnel du centre de conservation patrimonial de Texas A&M et membre expert de l’ISCARSAH, comité scientifique international voué à la conservation des structures au sein de l’ICOMOS. M. Sparks possède une vaste expérience de la récupération réalisée à la suite de catastrophes majeures, et il est spécialiste de la stabilisation des structures sérieusement endommagées. Ancien directeur de l’APT et ancien président de la Historic Bridge Foundation, il a récemment œuvré à stabiliser la mission San Juan de Capistrano à San Antonio, au Texas – un édifice datant du xviiie siècle –, à réhabiliter le pont Rio de Manati à Puerto Rico et à évaluer les structures de béton datant de la Seconde Guerre mondiale situées sur l’île de Peleliu, dans les Palaos.

Justin M. Spivey, ing., est associé principal chez Wiss, Janney, Elstner Associates à Princeton (N.-J.), aux États-Unis, où il évalue l’état des structures existantes, les rénove, les répare et planifie leur réaffectation. Il a souvent collaboré à la conservation de propriétés emblématiques de l’histoire nationale inscrites au répertoire national et de bâtiments endommagés par des catastrophes naturelles ou par des catastrophes causées par l’être humain. Titulaire d’une maîtrise en génie structural de l’Université de la Californie à Berkeley, il a récemment donné des segments du cours de théorie et de pratique en matière de génie de la conservation à l’Université Johns Hopkins.

Shan Wo, est ingénieure en structure et directrice d’Atkinson-Noland & Associates à Boulder, au Colorado (É.‑U.), firme de consultants spécialisée dans la maçonnerie, l’évaluation non destructive, le renforcement et la conservation historique. Titulaire d’un baccalauréat en génie mécanique de l’Université Cornell, elle s’est jointe en 2003 à Atkinson-Noland & Associates. Depuis, elle collabore à des projets incluant l’évaluation de structures modernes ou historiques, la conception des réparations, l’administration de la construction ainsi que la recherche et les essais en laboratoire.

 

Photo by Claudel Huot

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