Savoir-faire : Combler le fossé entre tradition et technologie

WS3– Dimanche et lundi 26 et 27 octobre

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 Ateliers : présentés simultanément en français et en anglais, ou présentés en anglais avec assistance bilingue au besoin.

WS3–Savoir-faire : Combler le fossé entre tradition et technologie
8 h 00 – 16 h 30  Dimanche 26 octobre
7 h 00 16 h 30 Lundi 27 octobre


Description
Les techniques de construction traditionnelles reposent fortement sur l’habileté des artisans qui transforment les matériaux bruts en éléments complexes qu’ils intègrent dans l’ensemble d’une construction. Avec l’industrialisation et la croissance rapide, le savoir-faire artisanal a été remplacé par des produits manufacturés ou usinés que des ouvriers ou des ouvriers qualifiés assemblent sur place. Alors que l’artisan intègre connaissances et expérience pour exercer son art, l’ouvrier ou l’ouvrier spécialisé compte sur un savoir extérieur, des produits manufacturés et des processus afin de pouvoir construire.

Préserver et conserver notre patrimoine bâti présente d’importantes difficultés, car il faut comprendre le travail requis, déterminer qui le dirigera et comment. En outre, notre bassin patrimonial n’inclut pas uniquement des bâtiments construits par des artisans, mais aussi un patrimoine moderne largement construit à partir de produits manufacturés. Les règlements de plus en plus complexes en matière de construction et le besoin d’adapter notre bassin d’édifices pour qu’ils répondent à des usages contemporains compliquent davantage la préservation et la conservation de nos bâtiments. Au résultat, une bonne pratique de préservation et de conservation exige l’intervention d’une équipe multidisciplinaire de spécialistes (architectes, restaurateurs, ingénieurs, artisans, entrepreneurs, historiens, etc.) qui pourront examiner et comprendre les enjeux, déterminer et évaluer des solutions possibles et mettre en œuvre les mesures correctives adéquates.

Cet atelier réunit des spécialistes de multiples disciplines engagés dans la préservation et la conservation de bâtiments, qui discuteront des pratiques actuelles, détermineront les lacunes et élaboreront des stratégies efficaces de collaboration. Ils veilleront essentiellement à combler le fossé entre l’art traditionnel et la science et la technique utilisées de nos jours pour construire un bâtiment.

Les animateurs présenteront les résultats d’une étude récente sur la situation du savoir-faire en préservation et en conservation au Québec, afin d’amorcer une discussion sur son importance et sa nécessité. Ils examineront également les problèmes particuliers associés à la conservation du bois, de la pierre, de l’argile cuite (céramique) et des métaux travaillés de façon artisanale ou manufacturés, et ils analyseront comment la collaboration permet de résoudre ces problèmes. Cet atelier s’adresse à des professionnels en milieu de carrière (architectes, restaurateurs, ingénieurs, artisans, entrepreneurs, historiens, etc.).

Le format unique de cet atelier inclut une journée de conférences et de discussion en table ronde avec des spécialistes locaux et internationaux. Le second jour sera consacré à des travaux pratiques effectués en collaboration dans les laboratoires du Centre de conservation du Québec. Après avoir visité les lieux, vous serez intégré à un petit groupe qui fait le tour des différents laboratoires ou stations spécialisés dans le bois, la pierre, l’argile cuite (céramique) et les métaux. Chaque station sera dirigée par un restaurateur, un architecte et un artisan, et on y présentera un problème lié à la conservation de deux matériaux, l’un traditionnel et l’autre moderne. Vous aurez à cerner les problèmes et à élaborer des solutions correctives adéquates.


Objectifs d’apprentissage
À la fin de cet atelier, les étudiants pourront :
1. décrire les diverses interprétations du savoir-faire et son importance dans la construction au fil du temps;
2. comprendre les transformations, les approches et les sources qui ont inspiré la construction au Québec, dans le contexte de sa dépendance et de son influence à la fois sur l’Europe et l’Amérique du Nord;
3. comprendre comment les moyens et les méthodes (ou leur absence) influencent le savoir-faire et par conséquent, les pratiques de construction. À quel moment l’improvisation devient-elle du savoir-faire?
4. comprendre le contexte actuel de savoir-faire à partir d’une étude récente sur les pratiques de préservation et de conservation au Québec, ainsi que l’importance de l’artisan comme acteur essentiel;
5. comprendre l’importance de la collaboration entre spécialistes de la préservation et de la conservation. Déterminer les lacunes, combler le fossé, et travailler ensemble pour atteindre les objectifs;
6. comprendre grâce aux exercices pratiques comment collaborer pour cerner les problèmes, explorer les possibilités et élaborer des solutions adéquates en matière de conservation du bois, de la pierre, de l’argile cuite (céramique) et des métaux.

Horaire
Jour 1 – en salle
Thème : la diversité, le temps, le contexte
Matin  Introduction
  Compétences : pratique de la construction
  Expertise historique : L’exemple de Québec dans le contexte nord-américain
Après-midi Tradition et technologie : Mariage de la raison et de l’authenticité
  Expertise étendue

Jour 2 – en salle et atelier sur le terrain
Thème : Le patrimoine vu au microscope
Toute la journée  Ateliers en petits groupes : bois, pierre, céramique, métaux
Conclusion  Résumé et discussion interactive entre les animateurs et les participants

Détails
Langue :  Jour 1, en salle – en français et en anglais avec interprétation simultanée
Jour 2, sur le terrain – en français et en anglais avec aide bilingue au besoin
Coût :
550 $
Le coût inclut les petits-déjeuners, les repas du midi et le matériel
Lieu :
Fairmont Le Château Frontenac (jour 1) et le Centre de conservation du Québec (jour 2)
Transport (jour 1) :
à pied et en autobus
Code vestimentaire :
décontracté (jeans); bons souliers de marche (pour le 2e jour sur le terrain)
Équipement recommandé :
s.o.
Capacité :
40 personnes
Accès aux personnes
handicapées : envoyez un courriel l’APT pour obtenir plus de détails

Crédits en éducation permanente :
13 heures


Coordonnateur
Richard Trempe

Animateurs
François Dufaux
Rosa Lowinger

D’autres animateurs ont été invités.

Coordonnateur
Richard Trempe, de Patenaude Trempe Van Dalen à Québec (QC), au Canada, est un architecte spécialisé dans la science de la construction qui possède plus de 20 ans d’expérience. En 1990, il a obtenu un baccalauréat en science dans le domaine de l’architecture à l’Université de Montréal. Il est actuellement vice-président responsable des diagnostics en matière de construction chez Patenaude Trempe Van Dalen, une firme spécialisée dans la science de la construction qui s’est taillée une réputation à l’échelle nationale de chef de fil dans ce domaine. Au fil des années, M. Trempe a participé à un nombre impressionnant de projets, inspectant les lieux et élaborant des solutions à des problèmes complexes de construction. Entre autres édifices connus, il a travaillé sur plusieurs bâtiments de l’Université de Montréal, de l’Université McGill, de l’Université Laval, du Château Frontenac et du Parlement de Québec, ainsi que sur plusieurs édifices gouvernementaux de la colline parlementaire à Québec, et sur la Citadelle de Québec. Il a élaboré une série de cours sur le diagnostic et la réhabilitation des enveloppes de bâtiments, destinés aux architectes et aux ingénieurs. Il donne régulièrement des conférences au Conseil de l’enveloppe du bâtiment du Québec. Il termine actuellement un maîtrise en architecture, dont le sujet consiste à déterminer si les transformations sociales et les innovations techniques qui ont marqué le Québec depuis le XIXe siècle se sont répercutées sur le développement et le rendement de ses systèmes de construction des bâtiments, et dans l’affirmative, dans quelle mesure elles l’ont fait.

Animateurs
François Dufaux, est architecte et professeur à l’École d’architecture de l’Université Laval à Québec (QC), au Canada. Il est diplômé à la fois en architecture et en urbanisme. En 2007, il a soutenu, à la Bartlett School of Architecture à l’Université de Londres, une thèse de doctorat qui avait pour sujet l’origine des habitations à plusieurs unités (les « plex ») construites à Montréal entre 1825 et 1850. Architecte praticien, il a conçu de nombreux édifices résidentiels urbains qui traduisent son intérêt pour le patrimoine urbain et les systèmes de construction historiques. L’intérêt qu’il porte à la recherche sur les transformations typomorphologiques survenues à Montréal et sur l’histoire sociale et économique de la profession et de l’industrie de la construction l’a conduit à élaborer une nouvelle approche de création-recherche appliquée aux usages adaptatifs du patrimoine bâti. Dans l’atelier de design, cette approche intègre ces facteurs, en particulier dans le cadre de la spécialisation en patrimoine bâti et en préservation offerte à la maîtrise du programme d’architecture. M. Dufaux s’intéresse en particulier aux aspects du patrimoine religieux du point de vue de l’immobilier et à aux possibilités de réaffecter ces bâtiments à de nouveaux usages.

Rosa Lowinger, directrice et restauratrice principale de Rosa Lowinger & Associates à Los Angeles et à Miami, aux États-Unis, est professeure associée à l’American Institute for Conservation of Historic and Artistic Works. Titulaire d’une maîtrise en histoire de l’art et en conservation de l’Institute of Fine Arts à l’Université de New York, elle s’intéresse tout particulièrement à la sculpture, à l’architecture et à l’art public contemporains. Mme Lowinger travaille en pratique privée à Los Angeles depuis 1988, au service de clients tels que la Broad Art Foundation, la Metropolitan Transit Authority Gold Line à Pasadena, la Hawaii State Foundation for Culture and the Arts, et les villes de Los Angeles, San Jose, Ventura, Santa Monica, Inglewood, Santa Fe Springs et Honolulu. Elle publie et donne souvent des conférences sur la conservation, traitant de sujets associés à la sculpture et à l’architecture modernes et contemporaines. En 2009, elle a reçu le prestigieux prix de conservation décerné par l’American Academy in Rome pour sa recherche sur l’histoire du vandalisme. Elle est l’auteure de Tropicana Nights: The Life and Times of the Legendary Cuban Nightclub, et elle est collaboratrice-fondatrice de C Monster.net, un blog primé qui traite d’art et de culture. Mme Lowinger se passionne particulièrement pour l’entretien du patrimoine bâti à Cuba, son pays natal, et elle cherche activement à intéresser la scène internationale à préserver ce patrimoine.

Photo by Claudel Huot

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